Être consulté ne veut pas dire décider!

Il est parfois difficile de comprendre la résistance de certains gestionnaires à l’idée de consulter les employés de leur équipe. Quand on leur demande pour quelle raison ils résistent, les réponses sont du genre :

  • « C’est MA responsabilité de prendre les décisions… »
  • « Pourquoi j’aurais besoin de les consulter? Je sais quoi faire… »
  • « Ça me donnerait quoi? Je sais déjà ce qu’ils vont me dire… »

Ces réponses, et quelques autres de même nature, comportent deux éléments problématiques :

  1. Un gestionnaire n’a pas à connaître toutes les réponses à toutes les situations. Il peut améliorer la qualité de ses décisions en prenant l’avis des personnes présentes et au cœur de ces situations.
  2. Le gestionnaire qui érige une frontière entre ses employés et lui coupe la communication avec ces derniers. Il manquera de cohérence quand il exigera des employés de communiquer entre eux et avec lui. Si la communication est une valeur, un principe important dans un milieu de travail, ce ne peut être une communication à sens unique.

Consulter avant de prendre une décision, c’est se donner la chance d’entendre une bonne idée pour améliorer ou enrichir la décision à prendre.

Consulter, c’est reconnaître la valeur de la personne qui fait partie de l’équipe et lui donner la certitude d’être respectée de ses patrons.

Consulter, selon le dictionnaire, c’est demander à quelqu’un son avis, l’interroger et chercher des renseignements.

Il n’y a aucune instance où le mot « consulter » est associé à un vol de pouvoir ou à une usurpation du droit de gérance. Il faut simplement s’assurer que les personnes consultées aient la bonne définition du mot, ce qu’il faut vérifier chaque fois qu’on les consulte.

Pensez-y : plusieurs têtes valent mieux qu’une!