Vous n’êtes ni un réveil-matin ni un service de messagerie

Je vous soumets la situation suivante : vous avez un employé en qui vous n’avez pas trop confiance qu’il (ou elle) va se présenter à l’heure pour commencer son quart de travail.

Vous prenez donc vos précautions et vous l’appelez à l’avance pour vous assurer qu’il (ou elle) sera à temps.

Personnellement, j’ai les dents qui grincent! Regardez bien le titre de cette chronique…!

Comment faire alors?

D’abord et avant tout, se demander pourquoi on n’a pas confiance : il est toujours en retard? Souvent en retard? Pas en retard, mais ça pourrait arriver…

Votre inquiétude est-elle justifiée? Si oui, faites un tableau de ses retards (date, heure prévue, heure d’arrivée) et présentez-lui ce tableau.

Il arrive que les gens ne soient pas conscients de la fréquence de leurs retards et ce « portrait » leur fera réaliser la situation.

Essayez de savoir pourquoi ces retards. Demandez-lui comment on pourrait corriger la situation. En le (ou la) changeant d’horaire? En lui donnant des tâches sur un autre quart de travail? En lui retirant son poste et en le (ou la) gardant comme remplaçant(e)?

Cette rencontre permettra à l’employé(e) de constater que vous faites le suivi de ses gestes. Il pourra aussi comprendre que si la situation perdure, il va se passer quelque chose… qui n’est pas nécessairement à son goût.

Suite à votre rencontre, faites le suivi pour que le message passe clairement : oui, je te surveille et oui, je suis content, tu t’es beaucoup amélioré. Ou bien : oui, je te surveille et il va falloir qu’on prenne rendez-vous pour la suite parce que rien n’est réglé.

(Article publié pour l’ARIHQ en juillet 2019)